
Karine
Après avoir pris ma décision, j’étais aussi excitée qu’anxieuse. Alors pour gérer mon anxiété, j’ai compris qu’il fallait que je me sente bien préparée à effectuer cette transition. J’avoue que j’ai été un peu obsessionnelle dans cette préparation, je voulais au départ prévoir et tenter de contrôler ou de prévenir tous les éléments qui auraient pu nuire à mon projet de retour aux études. Je voulais vraiment mettre de l’ordre dans ma vie. Je crois donc que ce fut une bonne chose que je ne pouvais commencer mes études qu’en septembre, ce qui me laissait plusieurs mois devant moi. J’ai fait beaucoup de listes pendant cette période-là, pour chaque domaine de ma vie : finances et besoins matériel, santé et forme, gestion du temps et du stress, relations, etc. J’ai ainsi fait un bilan de ma vie pour voir où j’en étais. Ça m’a rassurée, d’avoir toutes ces listes de ressources, de solutions possibles à portée de la main. Je crois que ça m’a beaucoup aidée à me préparer mentalement à ce qui m’attendait en retournant au Cégep.
Après avoir pris ma décision, j’étais aussi excitée qu’anxieuse. Alors pour gérer mon anxiété, j’ai compris qu’il fallait que je me sente bien préparée à effectuer cette transition. J’avoue que j’ai été un peu obsessionnelle dans cette préparation, je voulais au départ prévoir et tenter de contrôler ou de prévenir tous les éléments qui auraient pu nuire à mon projet de retour aux études. Je voulais vraiment mettre de l’ordre dans ma vie. Je crois donc que ce fut une bonne chose que je ne pouvais commencer mes études qu’en septembre, ce qui me laissait plusieurs mois devant moi. J’ai fait beaucoup de listes pendant cette période-là, pour chaque domaine de ma vie : finances et besoins matériel, santé et forme, gestion du temps et du stress, relations, etc. J’ai ainsi fait un bilan de ma vie pour voir où j’en étais. Ça m’a rassurée, d’avoir toutes ces listes de ressources, de solutions possibles à portée de la main. Je crois que ça m’a beaucoup aidée à me préparer mentalement à ce qui m’attendait en retournant au Cégep.
Karen
Moi je suis pas mal moins organisée que ça (rires). Quand j’ai pris la décision, j’étais vraiment stressée à l’idée de ce grand changement, mais j’ai rempli le formulaire et quand j’ai appuyé sur « envoyer », je me suis dit : « oh mon Dieu, dans quoi je m’embarque ». Mais quelque chose me disait qu’il était temps que je sorte de ma bulle protectrice, de ma zone de confort, que je fonce un peu. Mon but ultime, c’était de retourner sur le marché du travail, mais je n’étais pas prête à ça tout de suite. Le retour aux études me permettait de faire la transition entre la maison et le travail. J’ai fait ma demande d’inscription au deuxième tour, vers le mois de mars ou avril et je commençais en septembre. Je pensais beaucoup à comment ça allait être…
Karine
Est-ce que ça te stressait?
Karen
Un petit peu, mais pas tant que ça. Je me demandais simplement comment ça allait se dérouler, comment j’allais gérer le quotidien. Comment allais-je conjuguer l’école, la famille et toutes les autres obligations (les devoirs, les repas, les activités)? J’avais heureusement un conjoint qui était compréhensif, qui était là pour m’aider et qui était d’accord avec mon choix. Je me disais qu’on allait trouver les solutions pour que ça marche. En septembre, j’avais ma plus jeune qui entrait à la maternelle, ma plus vieille qui entrait à l’école secondaire et moi, la maman, qui retournais aux études au Cégep. Juste de préparer tout le monde pour la rentrée, c’était quelque chose. Pour ce qui était de la préparation de mes effets scolaires, je me disais que j’allais prendre ce qui restait du matériel des enfants. Un vieux cartable ici, un paquet de feuilles mobiles et un crayon (rires). Je n’avais pas de sac d’école… J’ai plus compris de quoi j’aurais besoin une fois la session commencée. Au point de vue des vêtements, je voulais « blender » avec les jeunes (rires). Alors, je voulais voir ce que les gens auraient l’air avant de dépenser. Je ne suis pas vraiment quelqu’un qui pose des questions, je n’aurais pas pensé à téléphoner au Cégep, par exemple, pour avoir plus d’informations. Je me suis dit, j’y vais, je l’essaie.
Karine
Aussi, avant que septembre arrive, j’ai fait un peu toutes les choses que je savais que j’allais devoir mettre un peu de côté pendant trois ans. J’ai écrit une ébauche d’un livre, j’ai voyagé un peu. Ça m’a permis d’entrer dans les Techniques sans me sentir vite privée de faire les choses que j’aimais, faute de temps, de moyens financiers. J’étais alors prête à m’investir à fond dans cette nouvelle vie d’étudiante.
RESSOURCES UTILES
Moi je suis pas mal moins organisée que ça (rires). Quand j’ai pris la décision, j’étais vraiment stressée à l’idée de ce grand changement, mais j’ai rempli le formulaire et quand j’ai appuyé sur « envoyer », je me suis dit : « oh mon Dieu, dans quoi je m’embarque ». Mais quelque chose me disait qu’il était temps que je sorte de ma bulle protectrice, de ma zone de confort, que je fonce un peu. Mon but ultime, c’était de retourner sur le marché du travail, mais je n’étais pas prête à ça tout de suite. Le retour aux études me permettait de faire la transition entre la maison et le travail. J’ai fait ma demande d’inscription au deuxième tour, vers le mois de mars ou avril et je commençais en septembre. Je pensais beaucoup à comment ça allait être…
Karine
Est-ce que ça te stressait?
Karen
Un petit peu, mais pas tant que ça. Je me demandais simplement comment ça allait se dérouler, comment j’allais gérer le quotidien. Comment allais-je conjuguer l’école, la famille et toutes les autres obligations (les devoirs, les repas, les activités)? J’avais heureusement un conjoint qui était compréhensif, qui était là pour m’aider et qui était d’accord avec mon choix. Je me disais qu’on allait trouver les solutions pour que ça marche. En septembre, j’avais ma plus jeune qui entrait à la maternelle, ma plus vieille qui entrait à l’école secondaire et moi, la maman, qui retournais aux études au Cégep. Juste de préparer tout le monde pour la rentrée, c’était quelque chose. Pour ce qui était de la préparation de mes effets scolaires, je me disais que j’allais prendre ce qui restait du matériel des enfants. Un vieux cartable ici, un paquet de feuilles mobiles et un crayon (rires). Je n’avais pas de sac d’école… J’ai plus compris de quoi j’aurais besoin une fois la session commencée. Au point de vue des vêtements, je voulais « blender » avec les jeunes (rires). Alors, je voulais voir ce que les gens auraient l’air avant de dépenser. Je ne suis pas vraiment quelqu’un qui pose des questions, je n’aurais pas pensé à téléphoner au Cégep, par exemple, pour avoir plus d’informations. Je me suis dit, j’y vais, je l’essaie.
Karine
Aussi, avant que septembre arrive, j’ai fait un peu toutes les choses que je savais que j’allais devoir mettre un peu de côté pendant trois ans. J’ai écrit une ébauche d’un livre, j’ai voyagé un peu. Ça m’a permis d’entrer dans les Techniques sans me sentir vite privée de faire les choses que j’aimais, faute de temps, de moyens financiers. J’étais alors prête à m’investir à fond dans cette nouvelle vie d’étudiante.
RESSOURCES UTILES
DORAY, Pierre ; Bélanger, Paul ; Mason, Lucia. -- «Entre hier et demain : carrières et persévérance scolaire des adultes dans l’enseignement technique». – Lien social et politiques-RIAC. – No 54 (automne). -- ISSN 1204-3206. – P. 75-89
LECOMPTE, Marie. -- «Le retour aux études : le chemin ardu des écolières». – Femme plus. – Vol. 5, no 7, (août 1992). – ISSN 0838-9446. -- P. 48-51
LOREAU, Dominique. -- L’art des listes : simplifier, organiser, enrichir sa vie. – Paris : Robert Laffont, ©2007. – 279 p.
PARÉ, Jean-François. -- «Retour aux études : où trouver les sous?». – Femme plus. – Vol. 10, no 8, (sept. 1997). -- ISSN 0838-9446. – P. 21-33


